Parcours artistique en Vallée du Thouet

 SOUVENIR D'UNE PLAGE

SOUVENIR D'UNE PLAGE, Mythologie d'un possible littoral, commande publique du Syndicat Mixte de la Vallée du Thouet, portée en partenariat avec le centre d’art la Chapelle Jeanne d’Arc de la Ville de Thouars.

Fort de mettre en avant son paysage de vallée, le Syndicat Mixte de la Vallée du Thouet s’attache depuis 10 ans à faire de ce territoire une destination touristique à part entière. Sur le chemin secondaire de Saint-Jacques- de-Compostelle, sur le GR36 et depuis 2015 sur la Vélo francette, véloroute nationale reliant, Ouistreham à La Rochelle, la vallée du Thouet se découvre en itinérances. C’est dans cette même logique qu’est née l’idée de parcours artistique.

L’artiste Corène Caubel, lauréate de la commande publique en vallée du Thouet, réalise trois œuvres, inaugurées le 25 mai 2019 sur l’esplanade du château à Thouars, à la cabane de vignes à Saint-Jean-de-Thouars et au coteau des Petits Sablons à Saint-Jacques-de-Thouars.

Les Cabines de plages des remparts, sur le site de l’esplanade du château à Thouars
Sur l’éperon rocheux de Thouars, de curieuses cabines de plage s’installent aux abords des remparts de l’esplanade du château. Elles ont des vues imprenables sur la vallée du Thouet. Des blocs de granit rose et de diorite bleue sont incrustés dans les cabines. Ils révèlent la géologie « éruptive » sous-jacente. Un ensemble de trois cabines est positionné sur l’esplanade avec vue sur Saint-Jacques-de-Thouars et notamment le coteau des Petits Sablons. Une cabine est installée avec vue sur Saint-Jean-de-Thouars.

Le Phare des Sablons, sur le coteau des Petits Sablons à Saint-Jacques-de-Thouars
Au bord du coteau se trouve une source discrète. L’eau s’infiltre dans les terres. A la rencontre du socle rocheux, un filet d’eau peut s’échapper. C’est à ce niveau altimétrique que se trouve la limite entre un sol sédimentaire et un sol rocheux : la rencontre, aux confins du massif armoricain avec le bassin parisien. Sur cette ligne, cette courbe de niveau, cette légère rupture de pente, imaginons un signal, balisant un possible littoral. Sur cette ligne s’élève un phare d’une hauteur de 5,5 m implanté dans une légère pente. Il est pris entre des blocs de pierre. Ces blocs de calcaire, granit rose et diorite bleue révèlent la géologie sous-jacente. Ce phare forme un nouveau repère dans le paysage. Il est visible depuis les remparts de Thouars. Des blocs de calcaire ponctuent le coteau et matérialisent la limite entre ces deux sols géologiques, ils relient le phare à la source.

La Pêcherie des vignes, sur le site de la cabane de vignes à Saint-Jean-de-Thouars
Imaginons un possible littoral, comme si depuis la D938, il était possible de voir le large. Devant nous se dresse une œuvre en hauteur. Elle surplombe les vignes. Et si le poste d’aiguillage s’était déplacé ? L’installation attire la curiosité des passants, elle devient un véritable signal depuis la route. C’est une architecture hybride, entre univers maritime et ferroviaire.

 

Cette commande publique est portée par le Syndicat Mixte de la Vallée du Thouet dans le cadre du parcours artistique de la vallée du Thouet avec le soutien du ministère de la Culture (Direction Générale de la Création Artistique et DRAC Nouvelle-Aquitaine), de la région Nouvelle-Aquitaine, des communes de Thouars, Saint-Jean-de-Thouars, Saint-Jacques-de-Thouars, de la communauté de communes du Thouarsais, des Carrières Roy, en partenariat avec le centre d’art La Chapelle Jeanne d’Arc de la Ville de Thouars et le Grand huit, réseau des écoles supérieures d’art publiques de la Nouvelle-Aquitaine